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Tome quatrième.
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no Anciens et nouveaux Statuts

Que l'on ne donne aucun sauf conduit aux Corsaires.

Fr. PI ERRE RAIMOND ZACOSTA.

ii. Nous défendons à tous autres qu’au Maître & au Conseil or-dinaire, de donner à l’avenir aucun sauf-conduit aux Corsaires, ( cèqu’ils ne feront même qu’en cas de nécessité) moins encore aux fugi-tifs & aux banqueroutiers, si l’on n’y est engagé par des raisons trèsimportantes.

Que le seul Maître & le Conseil puissent faire des trêves.

Fr. BAPTISTE URSIN.

2i. Pour éviter le scandale & les autres maux qui pourroient enarriver, nous défendons de faire dans POrdre , ni paix ni trêve avecles Turcs, les Mores & autres Infidèles , que par la délibération dnMaître & du Conseil complet ; tout ce qui se fera sans cela, fera nulSc de nulle valeur.

Que l'on ne transporte hors de l'Isle , ni machines , ni artillerie.

23. Nous ordonnons que les canons, les coulevrines, les machines ,l’artillerie, la poudre & le salpêtre , qui appartiennent au Trésor ,ne pourront être transportez hors de l’Iíle & autres lieux de la Re-ligion en quelque maniéré , ou fous quelque prétexte que ce puiííeêtre. Cependant le Maître Sc le Conseil complet pourront les en tiréeen cas de nécessité, & les faire conduire ailleurs , ainsi que le cas lerequerra.

Que les Freres ne se mêlent point des guerres des Princes Chrétiens.

Fr. JEAN FERNANDE’S DE HEREDIA.

24. Nous défendons à aucun de nos Freres de prendre parti dans lesguerres que feront les Chrétiens les uns contre les autres , à peinede perdre l’habit : quand même il luiseroit rendu de grâce speciale,il íera privé pendant dix ans de l’ádministration des Commanderies,& autres biens & Bénéfices de l’Ordre, d’aucun desquels il ne ferapourvu qu’après les dix ans expirez. Nous défendons pareillementaux Prieurs, au Châtelain d’Emposte & aux Commandeurs de per-mettre aux Freres de servir dans les armées des Princes Chrétiens ,s’ils n'en ont reçû un ordre précis de celui auquel ils font sujets,moyen-nant lequel ils pourront le leur permetttre, fans porter néanmoinsalors les armes ou les enseignes de la Religion. S’il s’agiíToit cepen-dant de fa défense, & qu’ils fussent commandez par le Grand Prieur,il leur seroit libre de les porter.

Que personne ne demande d Office dans le Conseil.

Fr. CLAUDE DE LA SENGLE.

Nous défendons à nos Freres de venir d’orénavant dans le