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Tome premier.
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Bï J M O R T S. 57

M. d’Au- Oui, il n’y a pas d’appa-rence que l’on n’ait aucun chagrin enmourant ; 3c je fuis sûre que vous voussites alors autant de violence pour ba-diner , que Caton pour se déchirer lesentrailles. J’attens un naufrage à tousmomens fans m’épouvanter, & je com-pose de sang froid mon épitaphe , celaest fort extraordinaire ; & s’il n’y avoitrien qui adoucît cette histoire, on au-roit raison de ne la croire pas, ou decroire que je n’eusse agi que par fanfa-ronade. Mais en même temps je fuis unepauvre fille deux fois fiancée, & qui aipourtant le malheur de mourir fille , jemarque le regret que j’en ai, Sc cela metdans mon histoire toute la vraisemblan-ce dont elle a besoin. Vos vers , pre-nés-y garde , ne veulent rien dire , cen’est qu’un galimatias composé de petitstermes folâtres ; mais les miens ont unsens fort clair, & dont on fe contented’abord, ce qui fait voir que la naturey parle bien plus que dans les vôtres.

Ad. En vérité , je n’eufi'e jamais cruque le chagrin de mourir avec votre• virginité, eût dû vous être si glorieux.-

M. d’Au. Plaifantés-en tant que vousyoudrés j mais ma mort, si elle peut