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Eu. Je pourioism’cn tenir à Iss raííofïque vous me fournisses; en effet, monpere passa toute fa vie à se marier A à sedémarier, à répudier quelques-unes deses femmes, & à faire couper la tête auxautres. Mais le vrai secret de ma con-duite , c’est que je trouvois qu il rryavoit rien de plus joli que de formerdes desseins, de faire des préparatifs,
6 de n’exécuter point. Ce qu'on a leplus ardemment désiré diminue de prixdès qu'on l’obtient , & les choses nepassent point de notre imagination à laréalité , qu’il n’y ait de la perte. Vousvenés en Angleterre pour m’épouser ;ce ne sont que bals , que fêtes , queréjouissances ; je vais même jusqu’à vousdonner un anneau. Jusque-là tout est leplus riant du monde ; tout ne consistequ’en apprêts & en idées ; aussi ce qu’ily a d’agréable dans le mariage est déjaépuisé. Je m’en tiens là, & vous ren-voyé.
LeDuc. Franchement, vos maximesrie m'eussent point accommodé ; j’eussevoulu quelque chose de plus que deschimères.
Eli. Ah! si Ton ôtoit les chimèresaux hommes, quel plaisir leur rest®*