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Tome premier.
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5><3 ly i a l o g irr sà l’ordinaire, & me traiter en Sultane ditSerrail, je lui marquai beaucoup de sur-prise , & lui représentai avec un grandsérieux, qu’il n avoir nul droit sur la peré-sonne d’une femme libre. Soliman avoitla conscience délicate ; il alla consulteree cas à un Docteur de la Loi, avec quij’avois intelligence. Sa réponse fut, quele Sultan se gardât-bien de prendre riensur moi qui n’étois plus son Esclave , 8ique s’il ne m’épousoit, je ne pouvoisêtre à lui. Alors le voilà plus amoureuxque jamais. II n’avoit qu’un seul parti àprendre , mais un parti fort extraordi-naire & même dangereux à cause de lanouveauté ; cependant il le prit & m’é-pousa.

A. So. J’avoue qu’il est beau d’assu-jettir ceux qui se précautionnent tanïcontre notre pouvoir.

-R o. Les hommes ont beau faire ;quand on les prend par les passions, onles mene où l'on veut. Qu’on me-fasssrevivre, & qu’on me donne l’homme dumonde le plus impérieux, je ferai de luitout ce qu’il me plaira, pourvu que j’aiebea u ou p d’esprit, assés de beauté, &peu d’amour.-

VIAQ