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rire les gens si sérieux, & qui fie un essetfi remarquable fur vous.
Par. A la vérité je descendis dansl’Antre de Trophonius ; mais l’Antrede Trophonius, qui m’attrista si fort,n’eft pas ce qu’on pense.
Théo- Et qu’est-ce donc?
Par. Ce font les Réflexions. J’enavois fait,& je ne riois plus. Si l’Oracleeût ordonné aux Tirinthiens d’en faire,ils étoient guéris de leur enjouement.
Théo. J’avoue que je ne fai pas tropce que à fl que les Réfléxions ; mais jene puis concevoir pourquoi elles fe-roient si chagrines'. Ne fauroit-on avoirdes vues saines qui ne soient en mêmetemps tristes ? N’y a-t-il que l’erreurqui soit gaie; & la raison n’est-elle faiteque pour nous tuer ?
Par. Apparemment rintention dela Nature n’a pas été qu'on pensât avecbeaucoup de rafínement; car elle vendces sortes de pensées-îà bien cher. - Vousvoulés faire des Réfléxions , nous Air-elle, prenés-y garde , je m’en vengeraipar la tristesse qu’elíes vous causeront.
Théo. Mais vous ne me dites pointpourquoi la Nature ne veut pas qu’on