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Tome premier.
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'i ; § Dialogues

des Fêtes Fauíliniennes? Cela n’eff-íípas capable de faire enrager? M’avoirfait un Apothéose magnifique? M’avoirérigée en Déesse ?

Bru. j’avoue que je ne connois plusles femmes. Voilà les plaintes du mondeles plus bisarres.

Fau. N’euísiés-vous pas mieux aiméêtre obligé de conjurer contre Silla quecontre César ? Silla eût excité votre in-dignation & votre haine par son extrê-me cruauté. Feu fie bien mieux aiméaussi avoir à tromper un homme jaloux ;ce méme César , par exemple, de quinous parlons. II avoir une vanité iníup-

Í rentable; il vouloifavoir l’Empire dea Terre tout entier, & fa femme touteentiere; & parce qu’il vit que Clodius

F artageoit Tune avec lui, & Pompéeautre, il ne pût souffrir ni Pompée,ni Clodius Que j’eusi'e été heureuseavec César!

Bru. II n’y a qu’un moment que vousvouliés exterminer tous les maris, Ôc àcette heure vous aimés mieux les plusméchans.

Fau. Je voudrois qu’il n’y en eûtpoint, afin que les femmes fuífent tou-jours libres ; mais s’il faut qu’il y en

ait,