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Tome premier.
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T> E S- M O R T S, I39

Vous crics tous en état de philosopherà votre aise ; vous, en votre particu-lier, vous aviés des richesses immenses.Four les autres', ou ils ne manquoientpas de bien, ou ils jouissaient d’une af-fés bonne santé, ou ennn ils avoienctous leurs membres ; ils alloient , ilsvenoient à la maniéré ordinaire deshommes. Mais moi, j’étois dans unetrés-mauvaiie fortune, tout contrefait Tpresque sans figure humaine, immobi-le, attaché à un lieu comme un troncd’arbre , souffrant continuellement; Scj’ai fait voir que tous ces maux s’arrê-toient au corps, & ne pouvoient pas-ser jusqu’à l’ame du Sage ; le chagrin atoujours eu la honte de ne pouvoir en-trer chés moi par tous les chemins qu ils’étoit faits,

Se. Je fuis ravi de vous entendre par-ler ainsi. A votre langage seul, je vousreconnoîtrois pour un grand Stoïcien.Et n’étiés-vous pas Tadmiracion de vo-tre Siécle ?

Sc. Oui, je Tétois. Je ne me conten-tois pas de souffrir mes maux avec pa-tience » je leur infultois par les raille-ries. La fermeté eût fait honneur à urj.autre, mais j’allois jissqu’à la gaieté.