BIS AI O R T S. 159
M. p’L. Mais, selon vous, on ne«'arrête point à la beauté corporelle »qui ne fait que rappeller le íouvenird’une beauté infiniment plus charman-te. Seroit-il possible que tousces mou»vemens si vifs que vous aviés dépeints,ne fussent causés que par de grandsyeux , une petite bouche, ôç un teintfrais? Ah! donnés-leur pour objet labeauté de l ame, si vous voulés lesjustifier, & vous justifier vous-même deles avoir dépeints.
Pla. Voulés vous que je vous dise lavérité ? La beauté de l'esprit donnede l’admiration , celle de l’ame donnede l’estime, & celle du corps de l’a-mour. L’estime & l’admiration font a fi-lés tranquilles ; il n’y a quel’amour quiloit impétueux. **
M. d’É*. Vous êtes devenu libertindepuis votre mort; car non-seulemencpendant votre vie vous parliés un au-tre langage fur l’amour , mais vousmettiés en pratique les idées iublimesque vous en aviés conçues. N’avés-vous pas été amoureux d’A quéanaíìede Colophon, lorsqu’elle étoit vieille ?Ne sites-vous pas ces Vers pouçtelle í