ses Morts. 175
Lu. 11 s’en saut bien garder. Ce seraitnne sagesse trop dangereuse. Cette chbmére-là est ce qu il y a de plus puissantau monde. Elle est lame de tout, onla préféré à tout ; & voyés comme ellepeuple les Champs Eli fées : la gloirenous amene ici plus de gens que la fiè-vre, Je fuis du nombre de ceux qu’elley a amenés ; j’en puis parler.
B. Plom. Vous ètes donc bien prisepour dupe, auffi-bien qu’eux, vous quiètes morte de cette maladie-là ì Car dumoment qu’on est ici-bas, toute lagloire imaginable ne fait aucun bien.
Lu, C’est-là un des secrets du lieu oùnous sommes ; il ne faut pas que lesVivans le sachent.
B. Plom. Quel mal y auroit-iî qu'ifsse défissent dune idée qui les trompe ?
Lu. On ne feroit plus d’actions hé-roïques.
B. Plom. Pourquoi ? On les feroitpâr la vue de son devoir. C’est une vûebien plus noble. Elle n est fondée quefur la raison.
Lu. Et c est justement ce qui la rendtrop foible. La gloire n’est fondée quesur rimagination , & elle est bien plusforte. La raison elle-même napprouve-
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