s r s Morts. 195
M. Stua rt. Va , tu es un fou. Tut’es gâté depuis ta mort, par des réflé-xions oisives, ou par le commerce quetu as eu avec les Philosophes qui fontici. C’est bien aux hommes à avoir leurbonheur dans eux-mêmesi
D. R x c. II ne leur manque que d’enêtre persuadés. Un Poète de mon Paysa décrit un Château enchanté , où desAmans & des Amantes se cherchent fanscelle avec beaucoup d’empressement Scd’inquiétude, fe rencontrent à chaque,moment, & ne fe reconnoiífent jamais.II y a un charme de la même nature furle bonheur des hommes ; il est dansleurs propres pensées, mais ils n’en sa-vent rien ; il se présente mille fois àeux, & ils le vont chercher bien loin.
M. Stuakt. Laisse-là le jargon, Scles chimères des Philosophes. Lorsquerien ne contribue à nous rendre heu-reux , fommes-nous d’humeur à pren-dre la peine de l’être par notre raison ?
O. Ric. Le bonheur mériteroit pour-tant bien qu’on prît cette peine-ià.
. M. Stuart. On la prendroit inutile-ment, il ne sauroit «'accorder avec elle ;on cesse d'être heureux, si-tôt que l’onsent l’effort que l’on fait pour l’être. SiTomil. R