b x s Morts. 105tnais M íiiffiíbit que vous euílìe's préve-nu en votre faveur, & accoutumé peuà peu aux changemens de votre beau-té , les yeux de celui qui vous trouvoittoujours belle.
La Duc. Vous ne connoisséspasbien les hommes. Quand on paroleaimable à leurs yeux , on paroît à leuresprit tout ce qu’on veut, vertueusemême , quoiqu’on ne soit rien moins ;la difficulté n'est que de paroître aima-ble à leurs yeux auffi long-temps qu ouvoudroit.
A. d e B o u. Vous m’avés convain-cue , je vous cède ; mais du moins queje sache de vous par quel secret vousréparâtes votre âge. Je fuis morte, Sc-vous pouvés me rapprendre, lans crain-dre que j’en profite.
La Duc. De bonne foi, je ne le fai
f ias moi-même. On fait presque toujourses grandes choses fans savoir commenton les fait, & on est tout surpris qu’oales a faites. Demandés à César com-ment il se rendit le maître du monde ;peut-être ne vous répondra-1-il pasaisément.
A. de Bou. La comparaison est glo-rieuse.