r> e s Morts. 1 1 ïMon. Sans doute cétoit traiter desBarbares avec plus d’égard qu’ils nemcritoientj maisje crois que vous ètescivils & justes les uns avec les autres,comme vous étiés scrupuleux avecnous. Qui ôteroit à l’Europe ses forma-lités , la rendroít bien semblable à l’A-mérique. La civilité mesure tous vospas , dicte toutes vos paroles , embar-rasse tous vos discours , & gêne toutesvos actions ; mais elle ne va point jus-qu'à vos sennmens, & toute la justicequi devroit se trouver dans vos desseins,ne se trouve que dans vos prétextes.
F. Cor. Je ne vous garantis point lescoeurs. On ne voit les hommes que pardehors. Un héritier qui perd un parent,& gagne beaucoup de bien , prend unhabit noir, Est-il bien affligé ? Non ap-paremment. Cependant s'il ne le pre-noir pas, il blesseroit la raison.
Mon. J'entens ce que vous voulésdire. Ce n'est pasJa raison qui gouver-ne parmi vous , mais du moins elle faitfa protestation que les choses de-vroient aller autrement qu’elles nevont ; q e les héritiers, par exemple ,devroient regreter leurs parons ; iìs re-çoivent cette protestation , & pour lu$
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