r r r Jugementapprouva que l’on fît le procès à ceuxmêmes de Lucien ; & Chrisippe ravid’avoir une occasion de se venger, con-tinua ainsi.
Je vois , dit-il, que Lucien se pré-pare à m’écouter avec un air railleur& dédaigneux. 11 est vrai qu’il a eu lesrieurs pour lui en l’autre monde, maisje.ne sai s’il les aura en celui-ci. II estdu nombre de ces plaisons fort sujetsaux répétitions , & qui n’ont qu’unmême ton de plaisanterie. On lui ditdans l'E|pître qu’on lui adresse ; Qu'onesl bien fâché qu’il eût épuisé toutes ces bellesmatières de Végalité des Morts , du regretqu ils ont à la vie , de la fausse fermeté queles Philosophes affeBent de faire paroître enmourant, du ridicule malheur de ces jeunesgens qui meurent avant les vieillards dont ilscroyaient heriter , & à qui ils faisoient lacour. Je vous assure que quelque tenta-tion qu’eût pû. avoir son Imitateur deretoucher un peu à ces matiéres-là , ilne lui eût pas été posiìble de le faire.Lucien y a donné bon ordre > il atourné ses sujets en mille manières tou-tes fort semblables. Sur-tout combiende Dialogues fur ces pauvres héritierstrompés ! Qui Tobligeroit à dire tou-