rzo Jugementla jolie Femme , ou tout ce qu’il vousplaira , dites-nous où vous aviés prisdes raifonnemens si profonds ; car ilparoît bien que vous ères une bonnetète , quand vous métrés les Conqué-rans audeílòus des femmes , parce queles Conquérans ont besoin d Armées pourleurs entreprises , Cr que les femmes n enont pas besoin pour les leurs ; que vous ètiesfeule, exécutant tout par vous-même dansvos plus grandes expéditions , & que jen'étois pas le seul qui agît dans les miennes.Laiífés-moi en repos, répondit Phriné.Je ne veux disputer avec vous que dansles Nouveaux Dialogues , où l’on nevous donne pas trop d’efprit ; mais icivous ètes un vrai Sophiste. Je crois queo est parce que vous ètes fous les yeuxde votre Précepteur Aristote. Ausii-tôtPluton prononça :
Que Phriné ne f mêlerait que de son mé-tier.
Et elle en faisant une grande révé-rence, répondit, très-vofontiers.
Aristote , dans le même moment,cria qu’il en falloit ordonner autant àl’égard d’Anacréon. On m’a fait autantde tort qu’à mon Disciple , difoit-il.On lui a mis en tête une Courtisane,