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Tome premier.
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i< 4- Jugementblira-t-on que quand un Médecin auraun Malade à guérir de la fièvre , il ferapasser devanc lui routes les femmes defa connoilTance , lui tiendra le poulxpendant ce temps-là, remarquera celledont la vue redoublera l’émotion deson poulx , Sc ensuite ira négocier,pour faire obtenir à son Malade cettefemme dont il fera amoureux ? Cepen-dant Erafislrate tient que la connois-sance de la circulation du sang n estpas nécessaire, parce qu’effcctiveinentelle ne l’étoit pas dans la maladie d’An-riochus , & qu’il ne s’agissoit que desavoir quel chagrin rongeoit ce jeunePrince. N’est-ce pas là une belle con-séquence ? Si c'est ainsi qisil raisonnentdu temps qu’il exercent la Médecine là-baut, oh que vous êtes en grand nom-bre, Morts , qu’il a envoyés en cesLieux !

La fin de cette Harangue fut suivied’un éclat de rire. Erasistrate voulutrépondre ; mais Pluton qui ne crut pasque fa réponse pût être bonne, ne luien donna pas le loisir , & prononçabrusquement r

Qu'Erasistrate, quoiqu' il eût guéri Antio-chus ,steroit obligé à restpecler la circulation dusang.