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p'as fait dire un mot de son métier, &qu’on l’eût jette dans nne Métaphysi-que fort abstraite. On demanda s'iln’a-voit pas été astes grand Homme pourpouvoir parler de toute autre chose que :de Peinture Sc de Sculpture , que du>moins cétoit-là lsidée qu on avoir euo -de lui ; mais il répondit naïvement,que ce qu’il avoir le mieux íu-, c'é-toient ces deux Arts , & qu’il se tire-'róit encore plus aisément de cette ma-*tiere-là, que des préjugés. Je crois mê~ •nie , ajouta-t-il , que parce qu’on faitque je ne dois pas être fort habile sur rles préjugés, on a prislahberté de mefaire dire fur cela quelque chose qui"n’est pas trop justre. Straton me ditQu’il saut conjérver les préjugés de la couturre-pour agir comme un autre homme , & Je 'defaire de ceux de Vesprit pour penser en hom-me sage ; Sc je répons brusquement , -Qu’il vaut mieux les conserver tous. Je nen- -tens pas bien ma réponse. Aï-je voulu;dire que le meilleur parti étoit de con-'server tous les préjugés , tant ceux-de--î’efprit, que ceux de la coutume? Mais :il est toujours bon de bannir ceux del’efprit, puisqu’ils font obstacle à la de--couverte- de toutes les vérités Aï-