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Npus convenons que les louanges qu’on arra-che de la bouche de ses Ennemis mêmes , fontde vraies louanges ; mais ce font de vraieslouanges aufji , que celles qui font données pardes "ens qui ne je font point tant de violencepour les donner. IÏ n’efl point besoin que ceuxqui louent, ne le fafjetit qu’à regret. Titusque l’on avoit nommé les délices du GenreHumain , devoit-il donc n être pointflatte decette louange, parce que fes Sujets navoientpoint eu de répugnance à convenir qu il la mé-ritât ? Et Attila étoit-il mieux loué par ceux'qui en Vappeïlant le Fléau de la colere célefle »étoient bien fâchés d’être réduits â le reconnaî-tre pour un grand Homme de Gutrre ?
L’ambition est aisée à reconnoîtrepour un ouvrage de l’imagination ; ellecil a le caractère ; elle est inquiète ,pleine de projets chimériques ; elle vaau-delà de fes souhaits, dès qu ils soncaccomplis.
Croiroit-on que ce fût par toutes ces qua-lités que V Auteur prétend dijtinguer l'ambi-tion d’avec l’amour ? II faut que V amour soitdevenu bien tranquille. II eût afétnent p jjépour un ouvrage de l’imagination , du tempsque nous étions divans ; car il étoit inquiet ,& plein de projets chimériques, & ne fe con-tyntQit presque jamais. Nous croyons pourtant
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