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Tome premier.
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3 ot Lettresne vous donneroient pas la consolationd’écouter la vôtre attentivement. Vousavés bien fait de convertir en assiduitésamoureuses , les fâcheuses assiduitésqu’il falloit avoir dans cetteMaifon-là ;& encore vaut-il mieux faire fa cour àla Darne du Logis, qu’au Secretaire.II ne vous coûtera pas plus pour l’unque pour l’autre; au contraire, je croisque vous y gagnés, & que les rigueursdu Secretaire auroient passé celles dela Dame , quelque vertueuse qu’ellesoit. Je ris, quand je songe, que vostendres soins ne lui demandent appa-remment qu’une bonne sollicitationauprès dé son mari , & qu’elle suppli-que les soupirs que vous poussés pourle gain de votre cause. Je ne doutepoint que vous ne mettiés fur son comp-te les nuits que vos affaires vous font'passer fans dormir. C’est assurément unbeau secret que de rendre toutes les in-quiétudes d’un Plaideur méritoires enamour. Mais fl vous ètes amoureux toutde bon, que vous êtes occupé ! Contervos raisons au mari & à la femme tourà tour ! Parler Procès à l’un , & galan-terie à l’autre! Au sortir d’un Cabinetoù l’on a crié avec une efpéce de fureur,