G A L A N T r. s, 3 I 5>pîrs qui retournoicnt fur mes pas. Lelendemain je joignis unC.avalier,dont lebon air & la bonne mine me sircnt es-pérer qu’il seroit homme à vous con-noîcre. Après que nous eûmes épuiséles lieux communs des Voyageurs, jelui demandai d’où il venoic ; il venoitde... aussi-bien que moi. J’espéraibeaucoup. Je le mis en termes géné-raux fur le chapitre des Dames de JaVille , je me plaignis qu’il n’y en avoirpas une feule qui pût passer pour belle ;& cela , comme vous voyés , poufl’engager à me dire le contraire, & àvous nommer ; mais mon homme nevouloir entrer dans aucun détail. II estvrai qu’il me parloir toujours agréable-ment , & avec beaucoup de politesse.Enfin plein de l’impatience de venir àmes fins , je lui nomme comme unebelle personne Mademoiselle de V...& lui demande s’il la connoissoit. II medit qu’il l’avoit vûe, me voilà plein d’ef-pérance. Je vous nomme ; il ne vousconnoissoit point , & il me dit pourses raisons qu’il n’avoit fait que passerpar... & n’avoit vu que par hasardMademoiselle de V... Alors je donneun coup d’éperon ôc le laisse là. II vint.
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