z r .6 Lettresqu il prend ces voies-là. II ne vous aencore parlé que de matières généra-les, pour ne vous pas effrayer. Vousdites que vous n’avés rien íu tirer delui fur les affaires de l’autre monde ; ehmon Dieu ! je vois bien ía politique ;vous ètes assés aimable pour lui fairetrahir tous les secrets du Pais d’où ilvient , mais il veut vous vendre cesconfidences-là un peu cher ; j’avoueque j’en íerois autant en fa place. Dumoins vous fautés bien interrogé furce monde-ci.Je crois vous tenir ailés aucoeur pour me flatter que vous lui au-rés demandé de mes nouvelles, & quevous aurés voulu savoir de lui la véri-té de tout ce que je vous proteste. IIn’aura pas manqué de vous dire quej’en proteste autant à bien d’autres ;qu’une véritable paffion & moi noussommes des choses incompatibles ; queje ne saurois aller au de-là de famineun peu égayée : mais je vous prie très-humblement de ne f en croire pas.L’Efprit est jaloux de moi ; il fait queje vous aime plus qu’il ne fait , & ilveut me détruire. On est bien malheu-reux quand on a des ennemis cachéscomme lui. Je ne doute point qu’il
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