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Tome premier.
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A MONSIEUR de S.

Lettre XX.

J'Apprens avec toute la joie imagi-nable, mon cher Cousin , que votredispense est obtenue, il ne vous en acoûté que quelque petite somme d'ar-gent, avec laquelle vous avés réparéle malheur d'être parent de Mademoi-selle de P... On a déclaré qu'elle pou-voit désormais ne vous regarder pluscomme un Homme de sa Famille , ôcvous traiter en Etranger. Mais qu’est-ce que vous traiter en Etranger ? C’estêtre tout à vous , & ne vous refuserrien. Je voudrois bien être Etranger àce prix-là. Vous qui n'ètes plus sonparent, vous serès bien distingué deces Malheureux qui le font encore.Jouistës de la dispense que Rome vousa donnée, mon cher Cousin ; mais lon-gés à quoi elle vous engage , & faitesbien voir que ce n'est pas en vain que laCapitale du Monde s’est mêlée de vosaffaires. Une permission venue de fî