Galantes:- 3 3 5 .ferois point embarrassé à entretenir uneautre sur le beau temps & fur la pluie ;Sc je le fuis cruellement quand j’enveux entretenir Madame de L. M. Lavue feule de son Appartement me rap-pelle des idées qui me font trouverridicule tout ce que je lui dis. Je vaischés elle par une forte de devoir quime gêne beaucoup , quoiqu’elle foiede très-bonne compagnie. J'entre dansfa Chambre d’un air interdit , & jetiens encore cela des commencemensde mon amour. J’ai le sérieux d’unAmant timide, & plein d’une passionqu’il n’ose déclarer. C’est ainsi que fortfinit d’ordinaire par où l’on a commen-cé , Sc que les Vieillards rentrent enenfance. La Dame de son côté a toutesles peines du monde á prendre avecmoi les maniérés qu’elle voudroit. Elletâche à me traiter comme les autresGens qu’elle voit ^ mais fans s’en.ap-percevoir elle me traite plus froide-ment , m’adresse plus rarement laparole. Quand elle me i’adresse , onremarque bien qu’elle s’y est préparée,&ce qu’elle me dit est plus concerté,& moins naturel. Je vois bien qu’il luiseroit plus aisé , & même plus com-
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