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csire sans que vous le sachiés. Ne vau-droit-il pas mieux que vous m’euffiésfait en peu de mots un petit aveu devos sentimens, que d’en parler la nuitcomme une Personne insensée ? L’a-mour ne perd rien ; vous lui devés cetaveu de tendresse ; il faut que vous lesassés en quelque temps que ce puisseêtre. Si votre raison vous impose si-lence , votre raison s’endormira , 3calors í'amour ne s’endormira pas. Vo-tre sévere vertu peut répondre de vosjours ; mais de vos nuits, qui en répon-dra ? Les nuits appartiennent à I’amour.Aussi vous voyés que le secret de tantde jours vous est échappé en une nuit.Mais oserois-je vous demander fousquelle sigure je me fuis présenté à vous,pour obtenir que vous vous déclaras-íïés en ma faveur ? II se potirroit trou-ver des occasions où je ferois bien ailede reprendre encore cette sigure - là.Apparemment j’étois fier Sc mena-çant , car je n’ai jamais rien gagné au-près de vous par des maniérés respec-tueuses & soumises. Ne dites point quece que vous avés dit la nuit ne tirepoint à conséquence ; c’étoit vous quiparliés , vous feule ; le jour c’cst la con-ss h ij