Galaxte s. 507
pe# , ils vous traiteront comme la femme d’ungouteux , je ne faurois vous en dire davanta-ge. Songes -y , vous romprés ces sortes de com-merces , fi vous m’en croyès , ils ne vous con-viennent plus. Le conseil que je vous donne nepeut jamais être plus désintéressé ; je suis gou-teux , je ne prens plus de part aux affaires dece monde. Elle voulut répondre & nierencore , mais il n’en fit que rire , Scl’envoya penser bien sérieusement àce qu’il lui avoit dit. Savés-vous cequi en est arrivé ? On a honnêtementdonné congé à tous ces beaux Mes-sieurs , qui avoient pris d’autres espé-rances , & effectivement je crois quec’est ici pour la premiere fois que lagoûte d’un Mari a vuidé la Maisond’Amans ; selon les apparences, il en al-loit pleuvoir dans celle-là. Voilà deces événemens qu’il est impossible dedeviner. Les intéressés ne se fussent pasavisés de faire des voeux pour la santéde ce Mari ; elle leur étoit pourtant né-cessaire. Si vous me demandés com-ment j’ai sû cette avanture, il est cer-tain que dans un Roman j’en se roisquitte pour mettre quelqu’un derrierela tapisserie ; mais quand je vous ver-rai , je vous dirai quelque chose de
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