d e M. lAblé Gallois. 183
fruits de la protection qu'il accordoicaux Sciences. Dans la fuite ce Ministre,toujours plus content de fa conversa-tion , l’envoyoit quérir lorfqu’il venoità Paris ; fa curiosité fur quelque ma-tière que ce fût le trouvoit toujoursprêt à le satisfaire ; Sc s’il falloit unediscussion plus exacte Sc plus profonde,personne n’étoit plus propre que M.ï’Abbé Gallois à y réussir en peu detemps, circonstance presque absolu-ment nécessaire auprès de M. Colbert.Enfin ce Ministre, qui fe connoissoit enHommes, après avoir éprouvé long-temps & l’efprít, & la littérature, Sc lesmœurs de M. l’Abbé Gallois, le pritchésluien 1673 , & lui donna toujoursune place & à fa Table Sc dans son Car-rosse. Cette faveur si particulière étoiten même temps, & une récompense glo-rieuse de son savoir, & une occasionperpétuelle d’en faire un usage agréa-ble, & une heureuse nécessité d’en ac-quérir encore tous les jours.
M. Colbert favorisoit les Lettres,porté non-seulément par son inclina-tion naturelle, mais par une sage Poli-tique. II savoir que les Sciences Sc lesArts fussiroient seuls pour rendre un