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lité des hommes est celle dont ce petitpeuple est le Juge.
II vécut à Versailles comme il avoirfait à Paris; aussi appliqué fans aucunintérêt, aussi infatigable , ou dumoinsaussi prodigue de ses peines, que le Mé-decin du monde qui auroit eu le plusde besoin & d’impatience d’amasser dubien. Son goût pour les Pauvres le do-minoit toujours. Au retour de ses visi-tes, où il en avoit vû plusieurs dansleur misérables lits, il en trou voieencore une troupe chés lui qui l'atten*-doit. On dit qu un jour comme il paf-soit dans une rue de Versailles , qiieUques gens du Peuple dirent encr’eux ,ce n’ejt pas un Médecin , c'ejl le Meffie ;exagération insensée en elle-même ,mais pardonnable en quelque forte àune vive reconnoissance , & à beau-coup de grossièreté.
II est assçs singulier que dans unPays où toutes les Professions, quellesqu elles soient, se changent en celle deCourtisan, il n ait été que Médecin,& qu’il n’ait fait que son métier au ha-sard de ne pas faire fa cour. II la sit ce-pendant à force de bonne réputationM* J3ourd.elot, premier Médecin de