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Tome cinquiéme.
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494 êL i o c edans ses idées, ces passages brusques 6cfréquens d’un sujet à un autre tout op-posé qui ne l'embarrassoient pas, met-troient de la confusion & de l’embarrasdans cette Histoire.

M. Leibnitz avoit du goût Sc dutalent pour la Poésie. II íavoit les bonsPoètes par cœur, & dans fa vieillessemême il auroit encore récité Virgilepresque tout entier mot pour mot. IIavoit une fois composé en un jour unOuvrage de trois cens Vers Latins fansse permettre une feule élision; jeu d’essprit,mais jeu difficile.Lorsqu’en 1679il perdit le Duc Jean-Fredericde Bruns-vic son Protecteur, il fit sur sa mort unPoème Latin qui est son Chef-d’œu-vre, & qui mérite d'être compté parmiles plus beaux d’entre les Modernes. IIne croyoit pas, comme la plupart deceux qui ont travaillé dans ce genre,qu’à cause qu’on sait des Vers en Latin ,on est en droit de ne point penser & dene rien dire, si ce n’est peut-être ce queles Anciens ont dit. Sa Poésie est pleinede choses, ce qu’il dit lui appartient,il a la force de Lucain, mais de Lu-cain qui ne fait pas trop d’effort. Unmorceau remarquable de ce Poème eK