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Tome sixiéme.
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montagne, d’où l’on étoit vû de la tê-te jusqu’aux pieds, & d’où huit piècesde Canon & une grosse Mousqueterieplongeoient- de tous côtés ; il promet-toit que sept Canons en feroient tairequarante : il fut cru, & remplit toutesses promesses. La Ville alloit se rendremais l’arrivée d’une puissante FlotteAngloise fit lever le Siège. Quant àce qui regardoit M. Renau , Gibral-tar qu’on avoit cru imprenable , étoitpris.

Le Siège de Barcelone, où il ne setrouva pas, lui fit encore un honneur

I )íus singulier. II étoit destiné à y suivree Roi d’Espagne; & en effet il l’ac-compagna assés loin , mais des Cabalesde Cour l’arracherent de - là. On pre-noit pour prétexte qu’il étoit néces-saire à Cadix ; car on ne lui pouvoirnuire que fous des prétextes honora-bles. II étoit fort naturel qu’en quit-tant la partie il souhaitât qu’on s’ap-

Î >erçût de son absence devant Barce-one; mais au contraire il fit tout cequ’il put pour n’y être pas regreté : itlaistà au Roi en présence de ses princi-paux Ministres, les vues particulièresqu’il avoit pour la conduite de ce Sié-