Ì>Û C Z AH PlHHHH T. 109Le Czar Fedor avoir aimé la magni-ficence en habits & en équipages dechevaux. Pour lui, quoique blessé dès-ìors de ce faste, qu’il jugeoit inutile Sconéreux, il vit cependant avec plaisirque les Sujets, qui n’avoient été jus-
3 ue-là que trop éloignés de toute fortee magnificence, en prenoient peu àpeu le goût.
II conçut qu’il pouvoit employer àde plus nobles uíages la force de sonexemple. Il forma une Compagnie decinquante Hommes, commandée pardes Officiers étrangers, Sc qui étoienthabillés faisoient leurs exercices àl’Allemande. II prit dans cette Troupele. moindre de tous les grades, celui deTambour. Ce n’étoít pas une représen-tation, frivole qui ne fît que fournir àlui & à sa Cour une matière de diver-tissement & de plaisanterie. II avoirbien défendu à son Capitaine de sesouvenir qu’il étoit Czar ; il servoitavec toute l’exactitude Sc toute lasoumission que demandoit son emploi ;il ne vivoit que de sa paye, & ne cou-choit que dans une tente de Tam-bour à la fuite de fa Compagnie. IIdevint Sergent , après savoir mérité