DE M. Dilisle. 305de ses recherches, & se fait
à cet égard une conscience qui ne luipermet pas d’imjposer. On pouvoircompter que M. Delifle étoit^ singuliè-rement dans cette disposition , il avoirla candeur de son Pere.
Des Mappemondes, des Cartes gé-nérales de l’Europe, de T Asie, de 1A-frique, de l'Amérique, ne font que desébauches de la représentation de laTerre. Les Cartes particulières deman-dent une nouvelle étude, & une étuded’autant plus pénible qu elles font plusparticulières. L’objet croît toujours, àmesure qu’il est regardé de plus près ,& il y faut voir ee que l'on n’y consi-dérois pas auparavant. Le nombre desmatériaux nécesiàires devient toujoursplus accablant pour le Géographe ; &s’il se pique de précision , tous ceuxqu’il peut recouvrer lui font nécessai-res.
Encore une difficulté qui n’appar-tient guère qu’à la Géographie , c estd’être fort changeante. Je ne parle pasdes changemens physiques, ils font peuconsidérables. Que les Mers s'éloignentde leurs rivages , ou gagnent fur lesterres, que de grandes Rivières se sas-