z rc> Eloge
avide de savoir , & propre à savoirtout, trouva d’abord dans fa Maisoncelui qu’il lui fallait pour apprendretOut,& elle ne manqua pâs de fe rat-tacher particulièrement par ce moyeninfaillible que les Princes ont toujoursen leur disposition, par l’estime qu’ellelui fit sentir. Souvent pour lui faire con-noître les bons Auteurs de l’Antiquité,que tant de gens aiment mieux admirerque lire , il lui a traduit fur le champ »en présence de toute sa Cour, Virgile,Terence, Sophocle, Euripide, & de-puis ce tems-là les traductions n’ontplus été nécessaires que pour une par-tie de ces Auteurs. II seroit fort du goûtde cette Académie que nous parlassionsaussi des Sciences plus élevées, où ellevoulut être conduite par le même gui-de ; mais nous craindrions de révélerles secrets d’une si grande Princesse. IIest vrai qu on devinera bien les nomsde ces Sciences , mais on ne devinerapas jusqu’où elle y a pénétré.
M. de Malezieu eut encore auprèsd’elle une fonction très-différente , ôcqui ne lui réussissoitpas moins. La Prin-cesse aimoit à donner chés elle desFêtes, des Divertiffemensdes Spec-tacles '