de M. N sut o u. 355iquî n’a reçu que des honneurs posthu-mes. Les Anglois n’en honorent pasmoins les grands talens, pour être néschés eux. Loin de chercher à les rabais-ser par des critiques injurieuses, loind’applaudir à l’envie qui les attaque ,ils font tous de concert à les élever ; &cette grande liberté qui les divise surles points les plus importans , ne lesempêche point de se réunir sur celui-là. Ils sentent tous combien la gloirede TEsprit doit être précieuse à unEtat ; 8 c qui peut la procurer à leurPatrie , leur devient infiniment cher.Tous les Savans d’unPays qui en pro-duit tant, mirent M. Neuton à leurtête par une espèce d'acclamation una-nime ; ils le reconnurent pour Chef& pour Maître ; un Rebelle n’eût osés élever, on meut pas souffert mêmeun médiocre admirateur. Sa Philoso-phie a été adoptée par toute l’Angle-terre ; elle domine dans la SociétéRoyale , & dans tous les excellens Ou-vrages qui en font sortis, comme si elleétoit déja consacrée par le respect d’unelongue suite de Siécles. Enfin il a été ré-véré au point que la mort ne pouvoitplus lui produire de nouveaux hon-
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Tome sixiéme.
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355
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