D u P. Seèastiex. Z9 ^pendans d’instrumens fi minces & si fra-giles ? N’étoit-ce pas imiter d’assés prèsle Méchanifme de la Nature dans lesAnimaux, dont une des plus surprenan-tes merveilles est le peu d’espace qu’oc-cupent un grand nombre de Machinesou d’Organes qui produisent de grandsesters?
Le second Tableau, plus grand, 5cencore plus ingénieux, représentoit unPaysage où tout étoit animé. Une Ri-vière ycouloit; des Tritons, des Sirè-nes, aes Dauphins nageoient de tempsen temps dans une Mer qui bomoit l'ho-rifon ; on chassoit, on# pêchoit ; desSoldats alioient monter la garde danslme Citadelle élevée fur une montagne;des Vaisseaux arrivoient dans un Port,& saluoientde leur canon la Ville ; le P.Sebastien lui même étoit là qui sortoitd’une Eglise pour aller remercier le Roid’une grâce nouvellement obtenue »car le Roi y passoit en chassant avec sasuite. Cette grâce étoit quarante piècesde marbre qu’il donnoit aux Carmesde la Place Maubert pour leur grandAutel. On diroit que le P. Sebastieneût voulu rendre vraisemblable le fa-meux Bouclier d’Achille pris à la lettre,
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