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Tome sixiéme.
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44 1 Eloge

semble,'M. de Valincourt qui n’étoítpoint Officier de Marine , & ne pré-tendoit nullement aux récompensesmilitaires , fut toujours à ses côtés,jusqu’à ce qu’il eût reçu une blessure àta jambe de l’éclat d’un coup de canonqui tua un Page. Cet attachement sifidèle, porté jusqu’aux occasions où ilétoit si périlleux , & en même tempstout-à-fait inutile , avoit pour objet unMaître qui savoir se faire aimer , &dont la justice & la droiture feroient unmérite & un nom à un homme du com-mun. Aussi M. de Valincourt a-t-il étéhonoré de la même confiance 3c desmêmes bontés fans interruption , fanstrouble , fans essuyer aucun orage deCour , fans en craindre , & cela pen-dant quarante-cinq ans. Cependant iln’étoit point flatteur ; un Prince dumême sang lui rend hautement ce té-moignage. Il.ert vrai qu il avoit un arcde dire Ta vérité ; mais enfin il osoit ladire, & l’adresse ne servoit qu’à rendrele courage utile. Peu à peu la nécessitéd’employer cette adresse diminue , âcles droits de l’homme dç bien fe for-tifient toujours.

Tout le temps que les emplois de