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Tome sixiéme.
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t> £ M. Maílsìgli . 471Récrire au Grand Visir, il lui demandapour l’un de ces deux Turcs un Tima-riot, Bénéfice militaire, & en obtintun beaucoup plus considérable que ce-lui qu’il demandoit. Sa générosité futsentie par ce Visir, comrrte on auroitpû souhaiter qu’elle le fût par le pre-mier Ministre de la Nation la plus polie& la plus exercée à la vertu.

Les différentes opérations d’uneGuerre très-vive , suivies de toutescelles qui furent nécessaires pôur unrèglement de limites, dévoient suffirepour occuper un homme tout entier.Cependant au milieu de tant de tumul-te, d’agitation , de fatigues, de périls,M. Marsigli fit presque tout ce qu’au-roit pû faire un Savant qui auroitvoyagé tranquillemment pour acquérirdes connoiffances. Les armes à la main,il levoit des Plans, déterminent des po-sitions par les méthodes astronomi-ques, mefuroit la vitesse des Rivières,étudioit les Fossiles de chaque Pays, lesMines, les Métaux , les Oiseaux, lesPoissons, tout ce qui pouvoir mériterles regards d’un homme qui fait où illes faut porter. II alloit jusqu'à fairedes épreuves chimiques & des Ana-

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