Dï M, G EOTTROY. 49 ltes. II se présenta encore à lui l’occa-íìon de faire un voyage agréable , ce-lui d’Italie, où il alla en 1700 avec M.l’Abbé de Louvois , en qualité de sonMédecin , selon le langage de M. Geof-froy, & en qualité d’ami, selon le lan-gage de cet Abbé ; car ils avoient tousdeux le mérite de ne pas parler demême.
Le grand objet de M. Geoffroy étoitI’Histoire Naturelle , & la matière .mé-dicinale ; 6c il étoit d’autant plus obli-gé à porter ses vues de ce côté-là, queson pere avoit dessein de lui laisser saplace Sc son établissement. Dès 169;il avoit subi l’examen pour la Pharma-cie , & fait son chef-d’œuvre ; cepen-dant ce n’étoit point là le fond de sonintention , il vouloit être Médecin , 6cn’osoitle déclarer. II faisoit des étudeséquivoques qui convenoient égalementsu plan de son pere Sc au sien : telleétoit la matière médicinale, qu’un ha-bile Apoticaire ne sauroit trop connoî-tre, 5 c que souvent un habile Médecinne connoît pas assés.
Enfin quand le temps fut venu de nepouvoir plus soutenir la diíïìmulation,& de prendre un parti décisif, il se dé-
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