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avoit entrepris ; peu de sommeil avecbeaucoup de santé ; point de ces amu-semens inutiles qui passent pour des dé-lassemens nécessaires ; nul autre plaisirque son travail ; & quand il se maria enl66i, ce fut en grande partie pour êtreentieremenr soulagé des soins domesti-ques , ce qui lui réussit assés aisémentdans le Pays où il vivoit.
En ce temps-là vint à Leyde un Ana-tomiste assés fameux, nommé Btlsius»que le Roi d’Espagne avoit envoyé pro-fesser à Louvain. Ce Docteur traitoitavec très-peu de considération ceuxqui avoient jusque-là le plus brillédans cette Science , & préférois debeaucoup & hautement ses découver-tes aux leurs , principalement fur cequi regarde le mouvement de la bile,de la iimphe , du chile , de la graisse.MM. Del BoéouSylvius & Van-Hor-ne , Professeurs à Leyde , qui auroientvoulu réprimer la vanité de cet Etran-ger , crurent ne le pouvoir fans le se-cours du jeuneRuysch, qui avoit donnéplus de temps qu’eux à des dissectionsfines & délicates. De la Haye où il de-meurent , il venoit à Leyde leur appor-ter ses préparations, & leur mettre ea