5 9 S ElogeNous ne nous arrêterons plus fur quel-ques morceaux de Géométrie, presquetous dans le goût de recherches sines,que M. Saurin a semés dans nos Volu-mes, jusqu’àce qu’ensin il demanda Scobtint la vétérance en 1731. II com-mençoit à ressentir les infirmités de sa-ge avancé , il devenoit sujet à de fré-quens accès de fièvre qui paroissoientvenir de son naturel toujours ardent.Le temps de son repos fut occupé tan-tôt par des consultations qu’on lui fai-soit d’Ouvrages importans, ausquellesil avoir le loisir de se prêter ; tantôt parde simples lectures dont il laissoit lechoix à son goût seul, & si son veut auxcaprices de son goût. Pousserons-nousaslës loin la sincérité que nous noussommes toujours prescrite , pour oserdire ici qu’il lisoit jusqu à des Romans,& y prenoit beaucoup de plaisir? Ce-pendant si son y fait réflexion, ontrouvera que cette lecture frivole peutassés accommoder les deux extrémitésde la vie ; la jeunesse infiniment moinstouchée du simple vrai que d’un mer-veilleux toujours passionné ; la vieil-lesse quidevenue moins sensible au vrai,assés souvent douteux ou peu utile, a
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