COMEDIE. 3 j
mandée aux Dieux , s’ils m’avoientpromis de me former quelqu’un selonmes souhaits.
G L Y C O N.
Du ton que vous le p renés , Sei-gneur, je n’ai rien à vous dire. Vousvoyés toutes les perfections du monde,où je ne vois encore que de la jeunesse,de la beauté, & beaucoup d’indiffé-rence pour vous. Vous ères résolu àépouser ; veuillent les Dieux que vousvous en trouviés bien, je le souhaitede tout mon cœur.
EU D A MIDAS.
Non, je ne suis point résolu, & jene veux point que tu me ménages, jet’ordonne de me dire tout ce qui estcontre moi.
GLYCON.
Je vousl’ai déja dit, & avec fi peu desuccès, que je supprimerai une certaineidée qui m’avoit p a fié par l’esprit, 6cque je trouve à présent fort extrava-gante, après lavoir trouvée fort rai-sonnable.
D ij