$i4 SUR LA POESIErence fût prouvée. Qu’on me dise la-quelle des grandes qualités opposées deM. de Turenne dominoit en lui ; car jereprens cette comparaison, bien enten-du que le Poëte ne s’en enorgueillirapas trop. M. de Turenne étoit hardi Scentreprenant quand il le falloit, prudent& retenu quand il le falloit ; s il a étéplus souvent l’un que l’autre, c’est qu’ille falloit. Pour dire que l’un dominoitfur l’autre, il faudroit qu’íl eût été l’unquand il falloit être l’autre, Sc mêmeplusieurs fois : tout cela s’applique defoi-même au Poëte Philosophe.
En second lieu, si quelque chose a do-miné dans M. de Turenne, il me sembleque l’on conviendroit aisés, quoiquefans preuves bien exactes, queç’a été lapartie de la prudence & de la conduite ;& cela feroit favorable au Poëte plusPhilosophe que Poëte.
Ne faisons aucune grâce à cet homme*là, Sc mettons tout au pis fur son com-pte.II aplu, il a diverti comme Poëte,