i / Eloge
nieux , mais relatifs à des avantures par-ticulières dont il ornoit les Mercures dece temps là. Avant ce voyage il avoit dé-jà concouru pour le prix de l’AcadémieFrançoise , & avoit obtenu VacceJJìt.
Les voeux de ceux qui connoilsoientles talens de M. de Fontenelle, furent en-fin accomplis, II vint s’établir à Paris en1675 », & ne tarda pas à justifier la bonneopinion qu’on avoit déja prise de lui.Nous ne pouvons cependant dissimulerque le premier pas qu’il fit fut une efpécede chute. 11 débuta par une Tragédie quine réussit point, mais ce mauvais succèsn’intéresse que bien peu fa gloire. II étoitnaturel que le neveu des Corneilles es-sayât le cothurne tragique. 11 avoit eugrande part à POpéra de Pjyché & à celuide Bélierophon , qui ont été donnés fous lenom de T. Corneille, 6c qui avoient ététrès-bien reçus ; & s’il fit une faute encette occasion , peu de gens séroierit enétat d’en faire ur.e pareille à vingt-deuxans. II se soumit sans murmure à la déci-sion du Public; & non-seuîement il retirasa Piéce, tuais même il la brûla. II eûtpeut-être mieux lait de la laisser subsis-ter : un ouvrage sorti de sa pLrne devoircontenir mille traits briìlans, dignes d’ê-