VÎij ÉLOGE
'Auteurs bailleurs respectables, l’Auteuréprouva des contradictions d’autant plusvives peut-être, qu’il avoir plus de rai-son. Ces contradictions eurent le fort detoutes celles qu’eíTuyent les ouvrages quiont quelque réputation ; elles tomberentd’elles-mêrnes dans Poubli, & laissèrentVHiJìoire des Oracles dans tout son lustre.
De cet ouvrage historique il passa à und’une toute autre espèce ; je veux dire àses Eglogues qui parurent en 1688. Sa ma-niéré d’y peindre les agrément, de la viechampêtre & les mouvemens du coeur lesplus simples & les plus naturels, parut ab-solument nouvelle : on l’accusa seulementd’avoir rendu ses Bergers trop peu sim-ples & trop spirituels; peut-être mêmen’avoit-on pas tort de lui faire ce repro-che; mais il étoit bien difficile que leursdiscours ne prissent le goût & le caractèrede celui qui les faisoit parler; & pour toutdire en un mot, ces Bergers si spirituelsont plu & plaisent encore, quoiqu’ilsayentsoixante-neuf ans. Un goût du Public siconstant pour ces Poésies, est la meilleureréponse que nous puiffions faire à cetteobjection. II y joignit dans les derniereséditions la Pajiorale d’Endyirion , misedepuis en musique par M. de Blamont. Si