D JE M. DE F ONT ENELLE. X jà’Enée (f Lavinie , jouée en 1 690. Maissoit que le sujet de cette derniere sût moin Sintéressant, soit que la Musique sût infé-rieure , il n’eut pas absolument le mêmesuccès que le premier. II avoit composépendant ce même temps un Discours furla Patience , qui remporta le prix proposépar l’Académie Françoise pour 1687.
Jusqu’ici nous n’avons représenté M. deFontenelle que comme Poète & commehomme de Lettres ; il nous reste à le pein-dre comme Mathématicien & comme Phi-losophe, quoique ces qualités n’ayent ja-mais été séparées chés lui. II avoit autantl’art de porter la justesse des Mathémati-ques & la plus exacte Métaphisique dansles choses de pur agrément, qu’il savoirrépandre la clarté & les grâces fur les çna-tìeres les plus abstraites.
Pendant qu’on le croyoit uniquementoccupé de ces ouvrages qui lui avoientfait une si brillante réputation , il suivoit,fans qu’on pût s’en douter, une nouvelleroute ; il se livroit à l’étude des Mathéma-tiques 5 t de la Phisique. Dès ió8y il avoitproposé aux Mathématiciens une questionarithmétique fur les propriétés du nom-bre 9 , &. l’avoit fait insérer dans les Nou-velles de la République des Lettres, mais