J. es Causes occasionnelles. ^7
Í )lus; car s’il falloit qu’il eût une vo-onté positive de la détruire , il fau-droit que fa volonté pût avoir pourterme le néant : ce qui certainementn’est pas digne de lui. Cela supposé,il est évident que le repos d’un corpsn’est que fa création continuée dans unmême lieu , & que son mouvementn’est que fa création continuée succes-sivement en difterens lieux. Qu’arrive-ra-t-il donc, si un corps étant en repos,un autre qui est en mouvement levient choquer ? II est certain quecomme rien ne peut résister à la vo-lonté de Dieu , ce corps ne remuera
Ê oint l’autre, & rejaillira, à moins que)ieu ne veuille bien , à l’occasion duchoc, les mouvoir de compagnie. Dieuauroit pû fans doute établir d’autresloix que celles que nous voyons , descommunications desmouvemens. Maisil me semble que nous devons raison-ner suivant ce que nous voyons. Deuxcorps fe remuent & fe rencontrent ;leur mouvement fe distribue dans l’unSc dans l’autre à proportion de leurgrosseur : rien ne fauroit augmenter oudiminuer le mouvement d’un corps, àmoins que Dieu ne s’en mêle, selon la