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Tome neuviéme.
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7 r Doutes fur le Syfiemetoutes les attractions des Scholastiques;Ils ont enseigné pendant plusieurs sié-cles que l’aimant fait mouvoir le fer enqualité de cause physique , fans qu’ily intervienne aucun choc, & fans queTimpénétrabilité de la matière soit làd’aucune considération, puifqu’ils pré-tendent que la qualité physique quel’aimant produit dans le fer , fe péné-tre avec le fer. Donc ce n’auroit pasété un moyen fort fur à Dieu Rappren-dre aux hommes que les corps ne fontpas la cause du mouvement, que d’éta-blir le passage en quesiion cause oc-casionnelle de la communication desmouvemens , au lieu de donner auchoc cette qualité.

Cela nous montre le peu de fonde-ment qu'il y a dans le témoignage dessens. Car puisque , comme l’avouetrès-bien l’Auteur , le passage d’un corpspar la ligne supposée, ne peut être lacause véritable du mouvement d’unautre corps, mais seulement une causeoccasionnelle ; Sc que cependant leshommes seroient très-persuadés, en cecas-là, que l’un de ces corps mouvroitphysiquement l’autre , tout de mêmequ ils ont cru, fans avoir égard à nulle

matière