i oo Lettres
ce petit Livre. Quand j’ai voulu rai-sonner , j’ai tâché d’écabhr des princi-pes solides. Quand il n’a été quedionque de badiner, je n’y ai point regardéde si près. Mais que diriés-vous, Mon-sieur , &que diroit l’Auteur de la Let-tre, si je soutenois que ma suppositionpeut être exactement & philosophique-ment vraie? Mon spectateur suspenduen sair seroit enfermé dans sAtmos-phere ; & il faut bien qu il y soit pourêtre à portée de voir les obiers que jelui sais considérer. Or l’Atmosphèreenveloppe la Terre, &nel’abandonnejamais. L’Atmosphere suit le mouve-ment que la Terre a sur son axe, & enmême temps elle fuit la Terre qui tour-ne autour du Soleil. Mon homme neseroit immobile qu'à I’égard du mou-vement par lequel l’Atmosphère tour-ne sur saxe de la Terre, mais non pasà l’égard du mouvement par lequelLAtmosphere & la Terre tout ensem-ble tournent autour du Soleil. A;nsila Terre ne se retireroit point de des-sous lui , Sc différens peuples passe-roient en vingt-quatre heures fous sesyeux. Je n'en ai pas voulu tant dire àla Marquise , sur-tout dans les com-