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Tome neuviéme.
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âe ta Raison Humaine',

représenter ce qui n’est point : or toutanimal n eít point une chose qui soitréellement; donc nulle idée ne peutme représenter tout animal, ni par con-séquent- rien qui lui appartienne.

Mais ayant vu plusieurs animaux siàmouvoir d’eux-mêmes , je crois quetous les autres animaux que je n’ai pasvus, Sc par conséquent tous les ani-maux généralement, se meuvent ainsi ;Sc cette idée m’assure que cela est, sansme rien représenter.

Si je veux quelle me représentequelque chose, je vois aussi tôt quel-que animal ou quelques animaux enparticulier ; c’est-à-dire , que cetteidée, d’universelle qu’elle étoit, de-vient particulière.

Voici en effet comme se forment Ieçidées universelles.

On voit plusieursichoses particulièressemblables. L’esprit qui ne peut ni lesvoir toutes, ni quand il les auroit vûes,les embrasser toutes, conclut que cellesqu’il n’a pas vûes, & qui font de mêmenature, font semblables aussi, &là-des~sus forme une proposition universelle.

Ainsi toute proposition universelleest une voie abrégée de l’esprit, qui neTome IX, B b