Sur l'Hifloíre, 355
Cependant je ne puis m’empêchcrde remarquer en passant, que la Philoso-phie de ce temps-là ôc celle de celui-ci,roulent fur le même principe ; c’est-à-dire , que dans l’une & dans l’autre onne fait qu’expliquer les choses incon-nues de la nature , par celles que l'ex-périence nous met devant les yeux ,Ôc transporter à la Phisique les idéesqu’elle nous fournit. Nous avons re-connu par Tissage, & non pas deviné ,ce que peuvent les poids, les ressorts,lesléviers; nous ne saisons agir la na-ture que par des léviers, des poids,des ressorts. Ces pauvres Sauvages qui- ont les premiers habité le Monde, oune connoissoient point ces chofes-là,ou n’y avoient pas fait d’attention. 11sn’expliquoient donc les effets de la na-ture, que par les choses plus grossiè-res & plus palpables qu’ils connois-soient. Qu’avons - nous fait les uns ôcles autres ? Nous nous sommes toujoursreprésenté Tinconnu fous la figure dece qui nousétoit connu; mais heureu-sement il y a tous les sujets du mondede croire que Tinconnu ne peut pas nepoint ressembler à ce qui nous est con-nu présentement. Ces íistêmes d’iraa-r
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