Préfacez 3 $•
Livres se muîtiplioient, & cependantrien n’avançoit : tous les travaux de plu-sieurs siécles n’ont abouti qu’à remplir lemonde de respectueux Commentaires& de Traductions répétées d’originauxsouvent afiés méprisables.
Tel fut fêtât des Mathématiques,.& fur-tout de la Philosophie, jusqu’àM .Descartes. Ce grand homme poussépar son génie & par la supériorité qu’il'se sentoit, quitta les Anciens pour nesuivie que cette même raison que J esAnciens avoient suivie ; & cette heu-reuse hardiesse, qui sut traitée de ré-volte, nous valut une infinité de vûesnouvelles & utiles fur la Physique & furla Géométrie. Alors on ouvrit les yeux,& l’on s’avisa de penser.
Pour ne parler que des Mathémati-ques, dont il eít seulement ici question rM. Descartes commença où les Anciensavoient fini, & il débuta par la solutiond’un problème où Pappus (a) dit qu’ilscroient tous demeurés. On fait jus-qu’où il a porté l’analyse & la Géomé-trie, & combien salliage qu'il en a fait,rend facile la solution d’une infinité de
(«) Colhíi, Matbem. lii> 7 initia .