TRAGEDIE. 47
Il l’a senti pour mes soibles attraits.
Si le plaisir d’aimer est un plaisir extrême,
Quels charmes n’a-t-il pas quand c’est l’Amourqu’on aime ?
Quoi, c’est l’Amour que j’aime ? quel bon-heur !
Ah ! pour le rcconnoître ,
Sans le voir dans l’éclat où je le vois paroître,
Ne íúffisoít-il pas de cette prompte ardeurQu’il a si vivement fait naître dans mon coeur ?
Si le plaisir d’aimer est un plaisir extrême ,
Quels charmes n’a-t-il pas quand c’est l’Amourqu’on aime ?
Jamais Amant ne fut si beau,
Si digne de toucher un cœur fidèle & tendre.
Et le moyen de fe défendre
De l’adorer iufqu’au tombeau ?
Si le plaisir d’aimer est un plaisir extrême,
Quels charmes n’a-t-il pas quand c’est l’Amourqu’on aime ?
Mais quel brillant éclat fe répand en ce lieu ;
L’ A M O U R.
Tu m’as vû , c’en est fait, tu vas me perdre, adieu-Lorsque la lampe étincelle , V Amour s’éveille& se dérobe en s’envolant aux yeux dePsyché. La décoration change dans le mê-me infant , &* ne laisse plus voir qu’unejsrtux désert.